Surprenez votre enfant en train d’être bon !

Félicitez votre fille chaque fois qu’elle est amicale, douce, qu’elle utilise un toucher doux, qu’elle partage, etc. avec son jeune frère ou sa jeune sœur.

Essayez d’être précis dans vos louanges. Au lieu de la féliciter pour avoir été gentille, faites-lui des compliments détaillés en incluant des actions spécifiques : « Bon partage », ou donnez plus de détails pour les enfants plus âgés : « C’était tellement bien de partager ton bloc rouge avec ton frère, super boulot ! ».

Donnez l’alerte

Intervenez physiquement (chaque fois que possible !) avant que les coups ne soient donnés ou interrompez le comportement au moment où il se produit et redirigez votre enfant en détournant calmement et doucement sa main et en la plaçant sur ses genoux, racontez l’événement qui s’est produit et proposez d’autres solutions : « Il semble que tu étais contrarié parce que ton frère a pris ton jouet, essayons d’en trouver un autre ». Vous devrez peut-être continuer à réorienter l’enfant si le comportement s’est produit fréquemment dans le passé ou s’il persiste.

Discutez dans un moment de calme

Abstenez-vous de discuter du comportement de votre enfant immédiatement après un incident de coups, car il risque d’être frustré et moins réceptif aux explications. Ces leçons peuvent être enseignées à un autre moment ! Par exemple, prévoyez des « moments d’enseignement » pour enseigner les techniques de résolution de problèmes et discuter des raisons pour lesquelles le comportement de frappe est mauvais et proposer des options plus positives. Un excellent moyen d’y parvenir consiste à monter un spectacle de marionnettes ou à créer une histoire. Veillez à inclure beaucoup de mots de sentiments dans vos productions !

Si votre enfant est âgé de trois ans ou plus, vous pouvez mettre en place un temps d’arrêt pour les comportements dangereux (comportements qui vont se faire du mal ou faire du mal aux autres).

Planifiez à l’avance !

Assurez-vous de discuter avec votre enfant des comportements spécifiques qui donneront lieu à un temps d’arrêt, avant que ces comportements ne se produisent et pratiquez les procédures de temps d’arrêt avant que votre enfant ne se comporte mal. De cette façon, il saura à quoi s’attendre. Les jeux de rôle sont un excellent moyen d’y parvenir et vous pouvez en profiter pour montrer à votre enfant que le temps d’arrêt est un espace où il peut se calmer en pratiquant des techniques d’adaptation (respiration profonde, relaxation musculaire).

Remarque : les temps morts ne doivent être réservés qu’à certains comportements (souvent ceux qui pourraient entraîner des dommages physiques). Si vous utilisez le temps mort plusieurs fois par jour, la liste de vos comportements peut être trop longue et le temps mort peut perdre de son efficacité. Au lieu d’utiliser le temps mort, essayez de faire l’éloge des comportements souhaités et d’ignorer les comportements indésirables.

Un résumé pour les tout-petits fougueux…

Apprendre aux enfants à se comporter de manière calme lorsqu’ils sont en colère demande du temps et de la patience. Les petits ressentent de grandes émotions et n’ont souvent pas les mots pour s’exprimer efficacement. En faisant montre de calme vous-même, vous pouvez les aider à gérer des sentiments intenses. N’ayez pas peur de prendre vous-même un temps d’arrêt si vous en avez besoin ! Cela peut être un bon exemple pour vos enfants.

Questions et réponses sur le rôle parental

Cet article fait partie de la série «Questions et réponses sur le rôle parental»

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A PROPOS DE L'AUTEUR

Ms Julieta Aguilera, PhDc

Julieta est candidate au doctorat en psychologie de l'enfant et adore aider les enfants et les familles grâce à ses conseils sur le blogue de Blake Psychology consacré à la parentalité.

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