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La schémathérapie

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Psychologues et thérapeutes qui utilisent cette approche

Qu’est-ce que la schémathérapie ?

La schémathérapie, aussi appelée thérapie cognitive centrée sur les schémas ou thérapie des schémas, aide les gens à identifier et remplacer leurs schémas inadaptés par d’autres plus sains.

Les schémas sont des manières autodestructrices de penser, de ressentir et de se comporter. On considère que ces schémas se développent lors de la petite enfance, à partir de besoins non satisfaits, et qu’ils deviennent les prismes à travers lesquels les gens voient le monde. Lorsqu’un schéma est activé, vous avez l’impression que quelqu’un « vous pousse à bout ». Les schémas sont des croyances profondément enracinées qui nous conduisent à réagir de manière excessive ou à surcompenser pour nous empêcher de nous sentir blessés. Les façons dont nous tentons d’éviter inconsciemment les réactions schématiques peuvent malheureusement s’avérer problématiques. En fait, les gens ont en général tendance à s’engager dans des méthodes d’adaptation renforçant inintentionnellement ces schémas. Si je pense par exemple que les autres me rejettent, je ne vais pas m’ouvrir à eux.  Puis, parce que je ne m’ouvre pas, les autres me rejettent. Cela renforce alors la croyance que les autres me rejettent. Dans ce processus, les croyances inadaptées deviennent des prophéties ne pouvant que s’accomplir et qui résistent au changement.

Comment fonctionne la schémathérapie ?

  1. Évaluation : identification des schémas sous-jacents inadaptés.
  2. Prise de conscience émotionnelle ou expérimentale : notez les schémas activés dans la vie quotidienne.
  3. Modification du comportement : remplacez les schémas et comportements inadaptés par de meilleurs.

Que sont les schémas inadaptés ?

  • Abandon / instabilité : la croyance que les autres ne sont pas fiables et incapables d’apporter un soutien continu à cause de leur instabilité émotionnelle, la possibilité qu’ils décèdent inopinément ou qu’ils abandonnent le sujet pour quelqu’un d’autre.
  • Défiance / maltraitance : anticiper que les autres feront du mal (par exemple en mentant, en trompant, en maltraitant, en humiliant, en manipulant ou en profitant), que ce soit intentionnellement ou par négligence.
  • Privations émotionnelles : la croyance que les autres ne donneront pas une quantité normale d’éducation, d’empathie ou de protection.
  • Défectuosité / honte :  la croyance que l’on est imparfait, indigne d’amour, inférieur ou mauvais, que les autres vont le remarquer et que l’on ressentira de la honte.
  • Isolement social / aliénation : le sentiment qu’une personne est différente des autres et ne peut s’intégrer à un groupe ou une communauté.
  • Dépendance / Incompétence : la sensation d’être incapable de faire des choses par soi-même et de devoir s’appuyer lourdement sur les autres.
  • Vulnérabilité au blessures ou aux maladies : avoir peur qu’une catastrophe soit toujours prête à nous tomber sur la tête. Cela peut inclure des catastrophes émotionnelles (devenir fou par exemple), des catastrophes médicales (comme une attaque cardiaque) ou des catastrophes extérieures (un avion qui s’écrase par exemple).
  • Emmêlement / moi sous-développé : se sentir émotionnellement imbriqué avec les autres (en général les parents) à un niveau où le développement individuel est compromis, ou se sentir étouffé, ou avoir des confusions d’identité.
  • Raté : croyance que l’on est incompétent ou inadapté, et voué à l’échec.
  • Droit / grandeur : croire que l’on est supérieur aux autres, et que l’on mérite donc des droits et privilèges spéciaux, et d’avoir tout ce que l’on veut. Peut impliquer une compétitivité ou domination des autres excessive, ainsi que la poursuite de la puissance et du pouvoir.
  • Sang-froid / autodiscipline insuffisants : difficulté ou refus de se restreindre, ou de tolérer de ne pas avoir ce que l’on veut. Peut impliquer un désir d’éviter tout inconfort ou souffrance, même au détriment du bonheur personnel.
  • Asservissement : faire passer les besoins des autres avant les siens, à cause de l’impression que les besoins des autres sont plus importants, ou dans un effort d’éviter les conflits ou l’abandon.
  • Abnégation : satisfaire de manière excessive les besoins des autres aux dépens des siens, afin de conserver un lien, d’alléger leur douleur ou d’éviter de se sentir coupable ou égoïste.
  • Rechercher l’approbation / la reconnaissance : désir excessif d’obtenir l’approbation ou la reconnaissance des autres, au détriment de la réalisation de ses propres désirs.
  • Négativité / pessimisme : la tendance à voir les aspects négatifs de la vie sans voir ceux qui sont positifs.
  • Inhibitions émotionnelles : s’empêcher de montrer ses sentiments aux autres, souvent afin d’éviter la désapprobation, ou par peur de perdre contrôle de soi-même.
  • Critères inflexibles / être hypercritique : avoir le sentiment de devoir toujours évoluer au plus haut niveau, au détriment du plaisir, de la relaxation, de relations satisfaisantes, de l’estime de soi ou du sentiment de satisfaction.
  • Punitions : la croyance que les autre devraient être punis pour faire des erreurs, sans tenir compte souvent des circonstances.