Parlons de votre adorable cerveau. Pour avoir une bonne qualité de vie, vous devez avoir des schémas de pensée sains et comprendre qu’une pensée et penser sont deux choses différentes, et que votre cerveau ne produit pas la vérité mais une gamme d’histoires aléatoires.

Beaucoup d’entre nous acceptent que toute histoire (autrement dit pensée, j’utiliserai les deux termes de manière interchangeable) produite par notre cerveau est la vérité, s’y accrochent et débutent un dialogue interne avec elle. Cela peut mener à une grande souffrance. Par exemple, si une histoire autodestructrice telle que « Je ne suis pas assez bon » ou « Je suis stupide » surgit, comprenez qu’il ne s’agit pas de la vérité mais d’une simple histoire. Sans doute une histoire que quelqu’un vous a dit il y a longtemps et que vous avez maintenant internalisée.

Notre cerveau ne peut tolérer un vide et il propose toujours de nouvelles pensées. Il propose toutes sortes d’histoires tentant de comprendre le monde. Certaines sont utiles, d’autres non. Votre tâche est d’enseigner à votre cerveau quelles histoires fonctionnent ou non pour vous. Vous pouvez enseigner cela à votre cerveau en répondant uniquement à des pensées productives et en apprenant à laisser passer les pensées improductives sans vous y accrocher.

De cette manière vous devenez un penseur proactif et vous commencez à diriger votre cerveau au lieu d’être mené par lui. Vous apprenez à distinguer entre votre pensée initiale et votre processus de pensée qui suit. Vous n’avez aucun contrôle sur votre pensée initiale. Toutefois, après cela, vous avez un contrôle énorme sur la manière dont vous répondez à cette première pensée, et sur votre processus de pensée.

La citation suivante est fréquemment attribuée à Victor Frankl, le créateur de la logothérapie. Elle dit, « Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace, et dans cet espace se trouvent notre croissance et notre liberté ». Cette citation résume parfaitement la puissance de passer d’une pensée par défaut à un style de pensée proactif.

Votre première pensée est le stimulus et avant que vous ne vous autorisiez de vous y accrocher automatiquement, cherchez l’espace entre le stimulus et votre réponse. Vous pouvez utiliser cet espace pour prendre une décision consciente et décider s’il s’agit d’une pensée utile ou s’il vaut mieux la laisser passer.

Par exemple, si votre première pensée est « Je suis un raté ». Empêchez-vous de répondre automatiquement à cette pensée et, au lieu de cela, recherchez l’espace qui suit. Utilisez ensuite cet espace pour prendre une décision sage, et demandez-vous s’il est utile de répondre à cette pensée toxique ou s’il serait simplement meilleur de la laisser passer.

Une fois que vous avez fait le choix sain de ne pas répondre, vous pouvez même effectuer un pas de plus et vous offrir une histoire agréable telle que « Je veux perdre du poids et être en aussi bonne santé que possible, en même temps je choisis de m’accepter et de m’aimer comme je suis actuellement. Je suis OK, quoi qu’il en soit ”.

Vous êtes le maître de votre cerveau et vous renforcez les pensées, en étant conscient de cela ou pas, à tous moments. Autant le faire délibérément donc, et créer des schémas de pensée solides et positifs pour vous-même.

Si vous êtes assis sur le siège du passager et laissez votre cerveau diriger le spectacle, et que vous souhaitez que je vous guide dans un processus étape par étape afin de reprendre le contrôle, consultez mon blogue « Apprendre le pouvoir de la désintrication cognitive : laisser passer les pensées inutiles et améliorer la santé psychologique ”. Si vous avez envie de cliquer tout de suite sur le lien, vous pouvez. Vous en tirerez toutefois un meilleur parti si vous terminez auparavant l’exercice ci-dessous.

Voilà, la semaine prochaine, devenez un observateur compatissant, curieux et non critique de votre processus de pensée, et notez les pensées qui surgissent et auxquelles sont jointes beaucoup d’émotions.

Écrivez les pensées, en vous rappelant qu’il s’agit d’histoires intéressantes et non de vérités, ce qui ne veut rien dire à votre sujet. Il s’agit simplement de réflexes automatiques du cerveau. Vous pouvez même devenir curieux de la provenance de ces pensées. C’est à dire, qui vous a dit ces mots par le passé ?

Une fois la liste assemblée, vous êtes prêt à passer à l’étape suivante et à mon blogue suivant « Apprendre le pouvoir de la désintrication positive : laisser passer les pensées inutiles et améliorer la santé psychologique ”. Je suis enchantée et impatiente de partager cet outil de santé psychologique avec vous parce que je sais qu’il peut changer complètement la donne.

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Cet article fait partie de la série "Créer le bonheur", votre source d'inspiration pour entreprendre des changements positifs dans votre vie.

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A PROPOS DE L'AUTEUR

Mme. Daniela Beer-Becker, Psychologue

Daniela contribue régulièrement au blogue de Blake Psychologie et est l'auteure de la série "Création de bonheur".

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